dernier article de M Roure : Du vent dans le voile

Le tourbillon médiatique autour de la représentante de l’UNEF, syndicat étudiant gauchiste, s’affichant voilée à une séance de commission de l’Assemblée Nationale, est, à mon avis, caractéristique du trouble des consciences de nos politiques et de leur incapacité à exprimer la réalité, la vérité.

Je suis obligé de constater que cette musulmane, selon toute vraisemblance convertie, donc parmi les plus sectaires, n’ a enfreint aucun usage, ni aucune loi ou règlement. Sa tenue était décente, au point d’ailleurs qu’il était difficile de découvrir, derrière ses vêtements, le moindre attrait féminin. Elle n’a pas offensé la laïcité. En effet il n’est nulle part écrit que cette façon de s’habiller violait la séparation de l’État et de la pratique religieuse. Les règlements des deux assemblées n’y font aucune allusion. Si l’archevêque de Paris, un prêtre, un rabbin ou un imam s’étaient présentés avec les attributs rappelant leur fonction religieuse, il ne se serait rien produit…Personne ne se serait offusqué.

On pourrait donc arguer du fait qu’elle ne représentait pas officiellement sa religion. Mais en quoi un vêtement particulier d’un quidam peut-il être considéré comme caractéristique affirmée et agressive d’une religion?

Nous abordons là toute l’ambiguïté de notre vision politique sur cette question.

C’est vrai cette femme a fait de la provocation. C’est vrai sa tenue est le signe manifeste d’un endoctrinement religieux et d’une volonté de prosélytisme.

Mais tant que les gouvernants français n’admettront pas que l’islam n’est pas une religion mais une idéologie religieuse totalitaire, nous resterons dans un flou qui la servira. La laïcité française ne peut qu’être réfutée par une idéologie qui ne connaît pas de solution de continuité entre l’État et la pratique religieuse. L’État doit obligatoirement être musulman. Quand il ne l’est pas – situation provisoire du dar-el-Arb, la zone de guerre – il est en toute légitimité islamique, contestable et contesté.

La laïcité ne s’applique qu’à ceux qui la reconnaissent comme utile et nécessaire. La laïcité n’est pas reconnue par l’islam. La France est le pays occidental le plus exposé dans cette guerre que l’islam a engagée. Il est temps que les politiques ouvrent les yeux et désignent enfin l’ennemi. L’humanoïsme, le droit-de-l’hommisme, l’extrémisme verdoyant, sont les alliés de l’islam conquérant. Ceux qui en sont les disciples godillots, sont en fait les idiots utiles de cette idéologie mortifère.

Alors oui! Les députés ont eu raison de quitter la réunion; mais ils l’ont fait sur des impressions, une intuition, des sentiments… Ils ne se sont pas appuyés sur le Droit. Il est temps de mettre en accord la législation avec l’agression subie.

Ne comparons pas ce qu’à pu être l’islam contraint sous la puissance coloniale et l’islam d’aujourd’hui revenu à sa nature véritable. Il est celui d’avant la colonisation; celui qui combattait la chrétienté et qui, en grande partie, a motivé cette colonisation. Il faut, à son égard, retrouver ce même rapport de forces qui nous a permis d’éloigner sa menace et ne pas hésiter à le traiter, à nouveau, comme jadis, en ennemi. L’islam n’est pas une religion d’amour, mais une idéologie guerrière. Qui osera?

Henri ROURE

Secrétaire National du CNIP chargé de la défense.

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